LE VELO ET LE SEXE

 

" TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LE VELO ET LE SEXE SANS JAMAIS AVOIR OSE LE DEMANDER. "(1)

POSITIONNEMENT DE L'ETUDE

Soyons honnêtes chacun d'entre nous a déjà participé, de prés ou de loin, passivement ou activement à une conversation ayant pour thème le sexe alors que nous pédalions joyeusement.
Causeries sérieuses ou bavardages insouciants, les faits sont là : le coureur cycliste immanquablement aborde ce sujet, pourquoi ?
Quel besoin pousse nos rois du macadam vers ces développements verbeux ? Cherchent-ils des réponses à des interrogations secrètes et intimes ? Quel est ce désir de satisfaire cette incontrôlable curiosité ?
Afin de répondre à toutes ces interrogations, d'assouvir la soif de savoir de chacun, nous allons tout expliquer sur ce vaste sujet, sans préjugés et en faisant fi des tabous et des interdits de toutes sortes.

Par une démarche scientifiquement rigoureuse s'appuyant sur des données incontestables et incontestées ( soit à partir d'études, travaux référencés, soit à partir d'expériences entreprises réalisées et contrôlées par l'auteur ) nous examinerons impartialement tous les aspects ( et ils nombreux ) de notre noble activité en relation avec les choses du sexe.
En préambule je tiens a préciser que le contenu de document est strictement réservé aux adultes et donc déconseillé aux sujets mineurs, car certains développements sont susceptibles d'impressionner, voir de choquer la descendance de nos forçats de la route.
En annexe, une bibliographie détaillée permettra au lecteur curieux et intéressé d'approfondir plus avant le sujet de cette étude.

PATHOLOGIE DU COUPLE SELLE/HOMO SAPIENS

La position naturelle de l'homo-sapiens-sapiens ( ne s'agit-il pas plutôt de l'homo-sapiens-pedalum-cyclus ? ) est la station debout, bien campé sur ses membres inférieurs. Ceci est le résultat d'une longue évolution si bien décrite par Darwin.
La position assise sur un élément saillant s'insérant dans l'entrejambe (2), comme une selle de bicyclette, est par définition inadaptée et contre nature.
Cette posture qui nous est pourtant si familière présente certaines caractéristiques :

a) d'un point de vue musculo-mécanique nous constatons des sollicitations excessives des muscles pectinés, psoas iliaque, moyens adducteurs et des demis-tendineux. Ces derniers subissent une contrainte transversale supplémentaire lors des mouvements longitudinaux
( avant/arrière ) du sujet pédalant sur le corps ou le bec de la selle.

Les récepteurs sensoriels du toucher; cellule de Merkell mécanorécepteurs spécifiques de détection des stimulii statiques, ou bulbes terminaux de Krause sensibles aux stimuli changeants, vont réagir aux sollicitations générées par le contact exagéré avec la selle.
Ces cellules vont créer un réflexe oligo synaptique localisé au niveau pelvo-fessier qui va être transmis dans les fascia légumineux des quadrants ascendants paléospino-rubro-hurlo-tecto-cerebello-pédalo ( essentiel )-négro-thalamique, zone céphalique, comme chacun le sait, chargé du traitement de la douleur et de la gêne ( non il n'y a pas de plaisir ici) .
Le sujet pédalant qui dans son effort atteint un niveau de sollicitation important, ressentira au niveau lombaire ou scapulaire, élancements, gênes, points douloureux et autres embarras physiques.
Bien entendu ces douleurs se superposent, se combinent à celles si familières du pédaleur, et ressenties aux quadriceps, soléaires et jumeaux ( ils sont deux vous verrez) internes et externes ( j'avais raison n'est-ce pas ? ).
Si les accrocs de la pédale s'accoutument des douleurs au niveau des membres inférieurs, celles situées au niveau du fessier deviennent rapidement insupportables.
Payre & Ternelle ont montré par l'expérience que la douleur est une sensation spécifique dont l'intensité est proportionnelle à l'étendue des lésions tissulaires.
Cependant, des expériences plus récentes prouvent que la douleur n'est pas seulement fonction de la quantité de tissu nécrosé ou sclérosé, mais qu'elle est aussi influencée par des paramètres psychophysiologiques comme l'anxiété, l'attention, la suggestion, l'expérience préalable ( l'auto-apprentissage ), et d'autres facteurs psycho-vélo-logiques.

Ainsi l'homme a développé des méthodes de lutte contre la douleur, dont les plus efficaces sont à ce jour :

  • la technique du massage à la glace, réellement apaisante mais peu adaptée à notre noble activité,
  • l'emploi de médicaments, notamment les opiacés ( opium et ses dérivés ) très efficace mais si dangereux, bien que j'ai souvent constaté que le contenu des bidons de nombreux cyclotouristes tient plus de la composition d'une bombe thermonucléaire, que de la préparation biosportive ( coureurs affectueusement surnommés : cyclo-thermo-sportif ).
  • les techniques de modulation sensorielle inhibitrice, comme la très connue N.S.V.C ( ou neuro-stimulation-verbalo-décontractante ) que j'applique avec un certain succès tous les dimanches, depuis quelque temps.

Eh oui ! Messieurs du groupe 2, depuis plusieurs sorties dominicales vous êtes devenu des cobayes , un champ d'expérimentation pour la science universelle entre les mains du Professeur Christianus Gottlieb Amadeus Von Dr Frank'Hun.
Cette technique que je tente de développer et de mettre au point consiste à monopoliser l'attention du sujet, à accaparer l'intégralité de ses sens par un processus gestuello-verbalo-tactil : amalgame savamment dosé comportant un flot verbal lyrico-langagier intense et ininterrompu, des mimiques suggestives, une gesticulation volumineuse et impressionnante, agrémenté de quelques singeries et simagrées, le tout ponctué d'attouchements, pressions et autres touchés judicieusement distillés.

Les sujets ayant subi cette thérapie sont formels et unanimes : la perception des douleurs à la selle s'estompe, les gênes ne sont plus perceptibles et accaparantes comme avant le traitement.
Les résultats sont particulièrement encourageants et je compte sous peu conclure sur ce traitement qui présente de réelle capacité analgésique.

b) Le point suivant qui va captiver, que dis-je fasciner, émerveiller, éblouir, charmer, ensorceler les lecteurs (peut-être encore plus les lectrices ) porte sur le couple selle\organes génitaux.
Malheureusement, malgré de nombreuses recherches, les données relatives au couple selle\organes génitaux féminins sont incomplètes parcellaires et fragmentaires.
L'insuffisance de ce matériel me conduira a ne pas m'étendre sur ce sujet (3).

Au risque de me répéter, et devant ce constat de carence sur les données concernant la gent féminine, j'espère que des vocations vont naître chez vous Mesdames pratiquante ou compagnon d'un de ces nombreux fous pédalants.
A cet égard vous pouvez déposer vos candidatures au secrétariat du V.C.M.B qui se chargera de me transmettre vos coordonnées. La discrétion la plus totale est assurée en ce qui concerne les expériences entreprises avec les sujets testés.
Mesdames n'hésitez pas à apporter votre contribution, afin de faire progresser la science et par-là même accroître le bien être de nos chers coureurs.
Examinons ce fascinant couple selle\organes génitaux masculins.

En position assise, si l'arrière de la selle est en contact avec les muscles fessiers ( grand fessier et extrémité du pyramidale ), le corps et le bec de selle sont mécaniquement en contact avec nos organes génitaux ( les tiens, les leurs, les miens, les vôtres Messieurs ). Cette posture se caractérise par :

  • Un appui de la partie centrale de la selle sur le corps spongieux ( non il ne s'agit pas d'une éponge ), au niveau de la symphyse pubienne, dans sa partie bulbo-caverneuse.
    Cet appui peut également s'accompagner d'un mouvement axial avant\arrière ( peut-être conscient chez certains sujets, cela a de l'importance vous le verrez plus loin ).
  • Des sollicitations tactillo-mécaniques occasionnées par les bords de la selle sur les bourses pouvant contraindre transversalement le canal déférent, uniquement dans sa partie funiculaire et non pas dans sa partie téléphérique comme pourrait le croire tout montagnard qui se respecte.
  • Des frottements de l'extrémité supérieure du bec de selle à la base de la verge, au niveau de la naissance de cette dernière, en avant de la symphyse pubienne ( et oui toujours elle ).


Ces différents contacts et frottements analogues à des pseudo-massages s'apparentent à une stimulation d'un point de vue sexuello-pathologique.
Les excitations nerveuses en résultant vont être relayées vers l'antéhypophyse, glande qui se trouve au centre du cerveau ( bien entendu uniquement pour ceux qui en possèdent un 4 ) et peuvent dans cette dernière déshiniber le contrôle de la sécrétion testiculaire occasionnant la libération des hormones gonadostimuline A et B5.
Cette dernière a une action morphologique virilisante sur les caractères sexuels masculins. Surtout Messieurs à la lecture de cette page, ne vous précipitez pas sur vos fières montures à la seule fin de vérifier le bien fondé de mes affirmations car tout ceci est incontestable d'un point de vue scientifique. Si toutefois vous enfourchez votre destrier, j'en conclurais que ce n'est pas par curiosité anatomique que vous agissez mais dans un but, disons inavouable ou malsain comme aiguillonner, afin de ranimer, réveiller ou aiguiser des ardeurs habituellement engourdies, inconsistantes ( un joli mot en pareil circonstance ).

Revenons à notre peloton dominical, par curiosité surveillez donc attentivement votre plus proche voisin, et regardez s'il se déplace d'avant en arrière. Si c'est le cas, vous pouvez en conclure que le bougre se stimule, et donc éloignez-vous car l'on n'est jamais assez prudent en une telle circonstance !
Evidemment si, innocemment vous vous maintenez à proximité de l'excité en phase stimulatrice, attendez-vous au pire.

L'hormone gonadostimuline A, comme l'ont observé Zeeg et Puss 1931 et Roux et Combaluzier en 1962 ainsi que Hun et Deu 1212, agit directement sur l'appareil hypothalamo-hypophysaire centre de contrôle et régulation de la sexualité ( je vous l'assure c'est véridique ).
L'action de cette hormone est basée sur une interdigitation semi-linéaire quadristable et multiconnectée de sous réseaux neuronaux fonctionnant en mode " désordre" (6).

Toutes les données d'étude sur ce sujet ( Karribb & Szcylla ; Chou o Lai ) démontrent que les effets afférents et/ou efférents de cette action, peuvent conduire à des réactions, des comportements chaotiques, invraisemblables et même parfois dangereux pour ne pas dire morbides.
Concrètement pour nos rois de la pédale cela peut se traduire en premier lieu par des pulsions incontrôlables, comme élans, transports affectifs ( certains d'entre nous les préférant à vélo ) les plus imprévisibles et les plus inavouables avec comme conséquence les plus grandes craintes pour leurs plus proches compagnons de route.
En deuxième lieu, cette sécrétion hormonale peut altérer, déformer voir désorganiser certaines caractéristiques psychophysiologiques des sens de l'être humain ; bien que quelques uns de nos collègues paraissent plus proches du cybor ou du robot, si l'on examine les performances dont ils sont capables, que d'un être de chair et de sang.

Cela se traduit assez souvent par des modifications d'interprétation de l'environnement externe, ainsi en présence d'un col ( de montagne, je précise ) ou d'un mont ( tel une côte ), les sujets perturbés vont réagir comme s'ils étaient en présence du mont de Vé....., ou au pied du col de l'ut......
Cette falsification des informations sensorielles conduit les coureurs présentant ces troubles, à un comportement frénétique sur ces pentes inclinées, accélération paroxysmique de leur vitesse ascensionnelle qu'il faut interpréter comme la sublimation d'une libido inconsciemment réactivée.
Il faut préciser que certains sujets le symptôme le plus fréquent, heureusement inoffensif, consiste a s'arrêter souvent et a poser pied a terre en évoquant un soulagement de sa vessie comme alibi.
En réalité, animé par une pulsation masturbatoire inconsciente mais superficielle, le sujet se contente d'un contact tactile avec la partie anatomique de son corps subissant l'action morphologique virilisante.

Wait & See en 1969 ont observé plusieurs sujets dans ce schéma, et ont analysé fidèlement leur comportement mental.
Notamment ils ont demandé aux différents cobayes d'exprimer à haute voie toutes les réflexions mentales qu'ils avaient au cours des différentes expériences entreprises.
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ici quelques unes des réflexions relevées sur ces cobayes expérimentés :

  • bigre ! j'ai peut-être dosé mon bidon un peu fortement, la prochaine fois je diminuerai la nitroglycérine et le gingembre,
  • oh la belle manivelle ! ( aucune précision sur la longueur de cette dernière ),
  • qu'est ce que je touche là ? faire du vélo voilà un bon remède pour redonner de la vigueur à un organe faiblissant. Je vais tester cette méthode ce soir à la maison, quoique enfourcher mon vélo dans la chambre à coucher ne soit pas très romantique, mais la fin justifie les moyens,
  • et les gars venez voir j'ai la plus grosse ! ( je vous le jure il ne s'agit pas de Gé...),
  • vraiment la vision des postérieurs des coureurs qui me précédent a un effet surprenant. Je devrais en parler à mon psy,
  • je ne comprends pas ce qui m'arrive, je vais essayer le régime sans selle,
  • je suis incorrigible ! même en vélo je ne peux me libérer de cette oppressante idée de la fornication ( une nouvelle position aérodynamique je précise ).

L'ACTE SEXUEL ET LA PRATIQUE DU VELO

L'auteur tient à préciser que cette partie de l'étude a représenté une somme d'efforts et de dépense physique assez considérable, bref qu'il a payé de sa personne.

Dans un premier temps nous rappellerons les principales caractéristiques de l'acte sexuel corrélées à l'activité sportive, puis nous étudierons les effets de cet acte sur la performance athlétique du coureur cyclotouriste dans trois scénarii bien distinct temporellement :

  • acte précédent l'activité sportive,
  • acte pendant l'activité sportive ( et oui cela a été constaté ),
  • acte suivant l'activité sportive.


Examinons les caractéristiques bio-mécaniques de l'acte sexuel sur le métabolisme du corps humain.
Les spécificités de cet acte, susceptibles d'influencer la performance purement athlétique, sont les suivantes :

  • une sécrétion hormonale, essentiellement la testostérone et l'androstérone, sécrétions assurées principalement par le testicule ( tissu interstitiel ) et également par la glande cortico-surrénale. Cette sécrétion peut devenir excessive en cas d'activité importante, et peut éventuellement occasionner un déséquilibre du métabolisme basique et dans certains cas perturber le comportement sociolo-cyclique du sujet concerné.

Enfin dans le cas d'activité vraiment ( mais alors VRAIMENT ) considérable ( l'auteur avoue reconnaître très humblement ne pas avoir eu les dispositions physiques - ou mentales - nécessaires pour vérifier expérimentalement sur lui-même l'exactitude des données exposées dans cet alinéa ), un déséquilibre stéroïdiens survient avec pour effet la diminution, si ce n'est l'arrêt, de la production d'une enzyme primordiale pour la glycogénonéogénése ( il n'y a ici aucune allusion aux saintes écritures bibliques).

  • un besoin énergétique important, principalement nécessaire à la spermatogenèse, soit une demande calorifique proportionnelle au nombre d'orgasme réalisé.

Le glucose, composé organique de formule C6H12O6 ( que les maniaques du dérailleur indexé se rassurent il ne s'agit pas d'un nouveau braquet top-secret ) intervient dans toutes les grandes fonctions du métabolisme du monde vivant ( respiration, photosynthèse, glycolyse,.....).
Oui j'en vois certains parmi vous sourire, mais il raconte n'importe quoi le cri-cri, et bien pour persuader les incrédules de la véracité de mes propos, examinez attentivement la composition de vos boissons énergétiques, et vous constaterez que mes affirmations sont sérieuses ( je stoppe ici ce développement, de peur de commencer a me prendre au sérieux, car le but de cette étude n'est-elle-pas de distraire mais intelligemment ).

Ce glucose est absorbé au niveau de l'intestin grêle, et passe dans le sang à la suite de phénomènes de phosphorylation.
La spermatogenèse ( pour les incultes précisons que c'est une sorte d'usine biologique destinée a produire ces petites bêtes a longue queue si fascinantes ) est un processus chimique consommateur d'énergie : tout le monde a compris que le carburant utilisé est le glucose.
De plus certaines hormones cortico-surrénales et thyroïdiennes favorisent cette absorption.

  • une sensibilisation épidermique des zones sollicitées, pouvant présenter des inflammations locales et dans certains cas jusqu'à une légère nécrose des tissus qui ont été exposés mécaniquement à des agressions comme frottement, friction, massage, caresse, astiquage et autres actions constatées lors de telles circonstances.

Avant d'examiner dans le détail les corrélats constatés entre l'activité sportive et l'activité sexuelle, il est nécessaire d'effectuer un rappel fondamental sur les exigences bio-mécaniques de l'athlète pédalant.
La motricité développée par le cycliste pour entretenir son avancement est uniquement de nature musculaire.
Le muscle comporte des fibres musculaires, elles-mêmes constituées de fibrilles.
L'étude biochimique de la fibrille montre qu'elle est composée de deux composants, l'actine et la myosine, qui sous l'action d'une enzyme, l'adénosine triphosphorique ou ATP, peut se contracter. L'ATP représente la source d'énergie indispensable à la contraction des fibrilles, et de ce fait est le combustible obligatoire pour tous les mouvements moteurs des muscles.
Cet ATP est lui-même sous la dépendance du glucose et de l'oxygène présents dans le sang.
A l'état normal la formation d'ATP est suffisante. Il suffit que l'un des constituants se raréfie ou disparaisse pour que l'état normal évolue vers une phase de carence et de déséquilibre.

En cas d'effort prolongé, l'oxygène nécessaire à la formation de l'ATP devient insuffisant ( le seuil anaérobique, non ce n'est pas une variante de gymnastique ! ), la dégradation du glucose se fait de façon anormale, et l'on aboutit à la formation d'acide lactique qui en s'accumulant dans les muscles produit une sensation de douleur traduisant la fatigue. Et oui c'est notre spasme carpo-pédale ( vous vous en souvenez au moins ) ou crampe.

De la même façon, en cas de déficit en glucose, la formation de l'ATP est perturbée ou interrompue, la capacité de contraction des fibrilles s'en trouve altérée, et diminuée. Corollaire le rendement mécanique se détériore et la performance athlétique baisse proportionnellement au carré de l'insuffisance en glucose, la fringale est notamment un des symptômes de cette insuffisance.

Analysons maintenant les effets de l'acte fornicateur sur la performance du fou pédalant, selon les scénarii décrits précédemment.

ACTE PRECEDENT L'ACTIVITE

  • Premier schéma : fréquence des rapports raisonnable.

L'influence existante dépend du temps de récupération soit tr entre la fin du dernier des rapports et le début de la période d'activité sportive.
Si ce temps tr est supérieur à 2 ou 3 heures il n'y a aucune influence significative.
Si tr est faible ( inférieur à 1 heure ) un très léger déficit en glucose a été constaté, sans aucune suite sur les performances de l'athlète, à la seule condition de s'alimenter convenablement durant l'effort physique, à plus forte raison si cette durée est supérieure à 4 ou 5 heures.

  • Deuxième schéma : fréquence des rapports excessive ( effrayante, monstrueuse, démesurée, abusive, énorme, exagérée, inconvenante, disproportionnée, choisissez l'adjectif qui convient le mieux à votre cas personnel, une sorte d'étalonnage ) constatée sur une période de 12 à 24 heures précédent l'épreuve.

A) rapport inférieur à 6
Seule une légère carence en glucose se produit. Toutefois celle-ci peut-être efficacement palliée par une alimentation adaptée lors de l'exercice physique.

B) rapport compris entre 6 et 12
Ici le caractère excessif de l'activité de reproduction ( s'agit-il encore de reproduction ) présente un accroissement important du déficit calorifique, mais montre un déséquilibre hormonal qui sera pénalisant au regard de la performance sportive :

  • La production exagérée de testostérone et d'androstérone se fait au détriment de l'aldostérone ( découverte par le frère de Aldo Maccione et je vous assure que tout ceci est rigoureusement exact ), hormone favorisant l'absorption du glucose dans l'intestin grêle, augmentant le déficit en glucose.
  • La grande quantité de ces hormones stéroïdes présentent dans l'organisme va modifier le fonctionnement de la glande thyroido-calmo-mésolimbique ( et oui Chers lecteurs vous en possédez une ) avec pour conséquence l'incapacité momentanée de produire en grande quantité de l'adrénaline.
    Corollaire une diminution de l'agressivité se produit. Chacun sait que le "killer instinct" a pour origine une sécrétion importante d'adrénaline.
    Ainsi les performances sportives dans ce schéma sont particulièrement perturbées par la combinaison des facteurs sus-cités.

Pratiquer une activité sportive avec un métabolisme perturbé de cette façon se traduit par :

  • une apathie certaine a pédaler,
  • un manque de volonté et de courage,
  • une absence de tonicité au niveau des jambes,
  • une aboulie évidente de faire du vélo.


Bref il est préférable de rester coucher et de recharger les accus comme l'on dit vulgairement

C) rapport supérieur à 12
Malheureusement, l'auteur n'a pas été capable d'étudier ses propres réactions dans ce contexte pour le moins hautement performant. Les aptitudes physiques et les dispositions anatomiques requises lui ont fait défauts, et cela malgré une évidente volonté de bien faire, un soutien permanent de son épouse, et l'utilisation à haute dose de toute la pharmacopée répertoriée des aphrodisiaques ( de la poudre de corne de rhinocéros en passant par l'extrait de testicules de taureau et autres philtres d'amour, décoctions, et élixirs aux vertus virilisantes - le grand mot est enfin prononcé - ).
L'auteur sollicite donc les membres masculins du VCMB qui présenteraient les dispositions naturelles lui permettant d'observer sur cobayes ce domaine très particulier de l'étude.
J'attends donc les candidatures de cyclistes pleins de bonne volonté, ne reculant pas devant la perspective d'activités réjouissantes, certes fatiguantes et éreintantes mais aux incontestables retombées scientifiques.
Que les adhérents du club reconnus comme de très bonne constitution se manifestent.
Pas de nom, une précision toutefois ils appartiennent, en grande partie, au fameux "escadron des armoires normandes", épaules de déménageurs, tronc de lutteurs de foire, cuisses de boeuf, cou de taureau, et tout le reste est à l'identique, certes mais ils sont tous généreux de coeur.
Des bêtes quoi, mais vachement attachantes quand le vent souffle fort et que leur robuste carcasse nous abritent des bourrasques.
Pour ceux qui ne le savent pas "l'escadron des armoires normandes", c'est la garde prétorienne du VCMB, de réputation régionale, un peu comme la "garde rouge" du grand Van Looy dans les pelotons professionnels des années 1960, ou "l'escadron noir" des belges dans les années d'avant guerre ( 1930-1939 ).
Donc, précisons que les données évoquées dans ce paragraphe proviennent des travaux de Vincent, Milane, Danzunpré.
Tous les auteurs consultés sont unanimes : il y a DANGER a pratiquer une activité sportive dans ces conditions. L'organisme est dans la zone rouge.
Le déficit calorifique est très important, et la reconstitution des réserves, à un niveau nominal,
nécessite au minimum 24 heures.
Enfin la saturation hormonale, notamment l'engorgement des glandes surrénalo-amygdaliennes ( aucun rapport avec les affreuses arachnides aux pattes velues ), obère une majeure partie de la métabolisation du glucose : sans carburant, le moteur ne peut pas aller bien loin.
Un seul conseil : reconstitution de l'équilibre métabolique.

D) nombre des rapports astronomique ou surhumain ( 20 ou plus )
L'auteur avoue ne présenter aucune compétence pour les phénomènes extraterrestres ou pour l'étude des xénomorphes.
Et puis tout d'abord est-ce humainement possible ?
Je recueille tous types de témoignages sur ces invraisemblables coulisses de l'exploit.

ACTE PENDANT L'ACTIVITE

A) acte sur une bicyclette:
Réussir ce type d'acte sur un engin en mouvement relève de la piste aux étoiles. Imaginons, comme le veut la tradition, Monsieur Loyal présenter au public ces athlètes hautement entraînés effectuant cette prouesse physique, se jouant ainsi de la gravité et de toute notion de pudeur.
Toutes les recherches faites par l'auteur se sont révélées infructueuses dans les milieux du cycle.
En effet cette extravagante performance n'a pas été constatée, et n'a jamais été rapporté par les chroniqueurs de France et de Navarre.

B) acte sur un tandem.
Dans ce schéma, la configuration est plus favorable à l'accomplissement de l'acte en question.
Mais dans la grande majorité des couples pédalants, l'homme est installé devant et l'épouse est placée derrière celui-ci ( nous ne considérerons pas dans cette étude les couples "unisexe"). Vous reconnaîtrez que la pratique de l'acte n'est guère aisé avec une telle disposition des deux protagonistes. Soyons toutefois méfiant, et reconnaissons à l'être humain une très grande capacité d'adaptation, et cela en toutes circonstances, et de ce fait rien ne nous permet d'affirmer que cela soit irréalisable.
Si j'étais un élève irrespectueux et insolent je me permettrais d'interroger notre maître vénéré, notre incomparable précepteur, notre dieu vivant du mouvement cycloïde : je veux parler du grand professeur, magistral commandeur du merveilleux V.C.M.B.
Car comme chacun a pu le constater, cette grandiose personnification vivante du dieu Vhel'ho pratique assez souvent le pédalage à deux.
Espérons que cette timide requête trouvera un écho favorable auprès de ce génie diabolique de la pédale.

C) acte pratiqué autrement que sur l'engin de locomotion.
Ici toutes les situations favorables à la pratique de l'acte sont envisageables, mais les plus propices sont sans conteste les arrêts, pauses ( pipi ou zizi ? ) ou autres temps morts ( le sont-ils pour tout le monde ? ).
Dans ce genre de situation soyez vigilant, et notez avec discrétion et réserve les différents individus ( homme ou femme sans distinction ) qui s'éloignent en catimini du groupe de pédaleurs lors d'une pause.
Le mystère dont ils font preuve est tout à fait révélateur, et trahit un comportement plus que suspect, pour ne pas dire coupable.
Si l'acte de chair est consommé, les effets sur le sportif sont analogues à ceux détaillés auparavant.
Toutefois cette pratique peut, dans certains cas, être bénéfique. En effet par temps très froid et glacial il semblerait que l'acte de copulation soit un élément calorifique très efficace lorsqu'il s'agit de réchauffer un individu en hypothermie.
Surtout si un jour que vous pédalez par un temps polaire; il n'est obligatoire pour vous réchauffez de sauter sur tout ce qui bouge et qui porte un jupon, un peu de retenue messieurs.


ACTE APRES L'ACTIVITE SPORTIVE

A) ceux qui ont encore les aptitudes physiques à consommer l'acte:
Pour ces champions de l'endurance, la perspective d'honorer Madame après de mémorables parties de manivelles, doit être considéré comme une récompense.
Chapeau bas Messieurs, si vous êtes apte a assumer cette suite d'efforts violents et cette débauche d'énergie.
Toutefois, évitons le réflexe conditionné de type pavlovien.
Il ne faut pas en arriver au paradoxe de celui qui ne veut plus courir, car il sait qu'il n'y a pas de récompense à l'arrivée

B) ceux qui n'en ont plus la force:
Soyons indulgent a leur égard, et laissons les se reposer, d'un sommeil avec des rêves pleins de chevauchées cyclistes et de bouquets de vainqueurs à l'arrivée avec les incontournables baisers des hôtesses sur le podium.
Donc, Mesdames attentez le lendemain pour solliciter vos preux pédaleurs, je sais cela peut paraître difficile en certaines situations, car parfois quand la chair réclame, l'esprit a du mal a réfréner ces pulsions si pressantes.

CONCLUSIONS

En résumé il faut retenir que la pratique intensive du vélo s'accommode assez mal d'une activité sexuelle excessive et débridée.
Nous recommanderons un appétit charnel modéré et réservé a tout ceux et celles qui caressent le secret espoir d'obtenir de bonnes performances en vélo.
Comme pourrait le dire bison bourré, manivelle ou zigounette il faut choisir !
Si le sieur La Fontaine était de ce monde, je pense à la fable qu'il aurait pu écrire sur : le vélo et la femme, ou comment se ménager sur le première monture pour être capable d'enfourcher la deuxième.


Signé : Cri cri d'amour

BIBLIOGRAPHIE.

SHIMANO & CAMPAGNOLO : le dérailleur et les pulsions sexuelles, ou le dérailleur indexé est-il freudien ?

ROUX &COMBALUZIER : douleur et plaisirs en milieu sportif, le phénomène d'ascenseur ,

ESSEN C F & ERA T P : la station assise et le réflexe de somnolence chez les sujets quinquagénaires : contre-indications sportives,

Jean PACE & DESMEYEURS : le réflexe oligo-synaptique, son fonctionnement et ses interactions avec les voies lemniscales et réticulées,

ATTOU & RATATOU : déshinibiteur, neuropeptides, catécholamines et régime sans selle,

SORNETTE & BILLEVAYFE : les réactions motrices, visuelles, végétatives, et comportementales chez les fous pédalants en milieu psychiatrique,

VINCENT , MILANE , DANZUNPRE & SANSVAING-DAMLHOTRE : recherche sur le mouvement cyclo-gonadotrope,

PAYRE & TAIRNELLE : langages, mythes, tabous, et réalités du cyclo-sexuello-pédaleur,

MACCULOTT , MACKASKETT , &MASSINTUR : recherches histologiques sur les noyaux de PESCH et de POISSY,

KARYBB &SZYLA : sur les différents types de névroses pédalantes,

PERICOLOSO & SPORGESI : sull'effeti di biciclita e corticali della stimolazione,

ZEEG &PUSS : the fanatic reactions concerning racing cyclist,

ZUBROWSZZKYA : oculo-spineo dyskinea and pineal activation during intensive effort,

SINON , EVERO , & BEN TROVATO : psychopathological description of sitting position in cycling,

WAIT & SEE : neural and mechanical mechanism of cycloïd movement,

ELLE & VIRE : hemispheric lateralization of cyclist after intracarotid sodium amylobarbitone,

CHOU O LAI : saddle excitation and inhibition in sports counter-indication,

LOEWENSTEIN , LOWENFELD , LOWENCRAFT , LOWOENSHRIFT &LEUWWEN : utricular responses during road racing, innervation of the thalamo-pedalo relay nuclei,

COINTREAU & M BRIZARD : alcohol and p'tit pépé affect the result of racing cycle,

EINSTEIN , ZWEISTEIN , DREISTEIN , VIERSTEIN , & SAINT PIERRE : spatial intégration of pedal in the temporal cortex.

 

CRI-CRI : Le Rapportageur

(1 )- N'allez pas me traiter, par la suite de W Allen du mouvement cycloïde
(2) - Chacun est prié de s'abstenir de toute allusion malveillante ou déplacée à la lecture de cette description
(3) - Pas de ricanement dans le fond de la classe, je m'adresse plus particulièrement aux cancres du groupe 2
(4 )- Ne riez pas il y a parmi notre confrérie certains sujets qui n'en possède pas, mais ils ne le savent pas chut !
(5) - Certains chercheurs les dénomment hormones du groupe 1 et 2, comme chez-nous, coïncidence ?
(6) - Les sujets anencéphales ne sont pas affectés par cette hormone. Ces derniers sont facilement reconnaissables car souvent ils ne portent pas de casque!